La Seine

Quand j’étais gamine et que j’avais le moral à zéro, je me réfugiais sur les quais de Seine. Ce Fleuve m’a toujours fascinée, il coupe Paris en deux mais a oublié un bout de terre en route.

Alors comme il ne voulait pas faire demi tour il s’est partagé pour crée l’Île de la cité. Pour moi la Seine c’était mon espoir, l’espoir qu’un jours il m’emmenerait loin, loin du foyer, loin de la douleur et de la peur.

Des million de fois j’ai voulu me jeter du haut d’un de ses ponts, mais toujours quelque chose m’a retenu, c’est comme si la Seine ne voulait pas prendre cette responsabilité, elle me soufflait de continuer de continuer encore et encore malgré tout.

Encore aujourd’hui il m’arrive de me balader sur ses quais, je respire le fleuve, je ferme les yeux et j’entre en lui. Impression de douceur, de calme. Quelques bruit de circulation autour, au dessus mais loin, je m’évade quelques minutes. Je m’évade du chaos qu’il y a en moi, je m’évade de mes douleurs, de mes regrets.

Le monde soudain n’existe plus, plus rien, plus de sentiments, plus de peurs, plus de douleurs. Je n’exite plus seule, j’existe à travers la Seine, en son sein.

Et puis je rouvre les yeux un sourire large aux lèvres, je lui dit au revoir, je sais qu’elle sera toujours là quoiqu’il arrive, fidèle au poste quand j’en aurais besoin.

Et puis un jour peut-être, elle me laissera entrer en elle pour une dernière communion

8 Réponses to “La Seine”

  1. Cerise morte Says:

    Bien vu, bien dit, et la faucheuse en tuba, pourquoi pas!😉 à la fin on est tous pareil.

  2. les anges des ponts de la seine… les ailes( à la parisienne) du désir😉

  3. La dernière phrase, limite morbide me laisse ce gout d’amertume qui me dérange:
    En tout cas, la contemplation du fleuve est un phénomène que je comprend.

    Pour ma part, j’ai adoré observé la cascade qui ruisselait en contrebas d’un champ lors de mes vieilles vacances à la montagne.
    Tantôt sereine, tantôt rugissante…

  4. Une seule réponse:

    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
    Et nos amours
    Faut-il qu’il m’en souvienne
    La joie venait toujours après la peine
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    Les mains dans les mains restons face à face
    Tandis que sous
    Le pont de nos bras passe
    Des éternels regards l’onde si lasse
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    L’amour s’en va comme cette eau courante
    L’amour s’en va
    Comme la vie est lente
    Et comme l’Espérance est violente
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure
    Passent les jours et passent les semaines
    Ni temps passait
    Ni les amours reviennent
    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

    « Le Pont Mirabeau »
    Apollinaire, Alcools (1912)

  5. Je l’aime bien ce Kaos finalement
    J’aime le chaos de manière générale
    Moi c’est la mer qui me fait cet effet même si je vis loin d’elle

  6. J’en suis ravi Lemétis!

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