Le manque

 Quelle que soit la substance, le manque est toujours cruel. L’impression que rien ne sera jamais plus agréable, la douleur s »insinue doucement tout doucement, puis peu à peu s’impose, elle est partout, dans chaques membres, dans chaques organes, dans chaques os. Dans n’importe quelle position, debout, assis, allongé.

Et la douleur grossie comme une tumeur, elle prend toute la place. Plus rien ne compte qu’elle, elle nous remplace, nous empêche de reflechir, de dormir, de manger.

Elle agit à notre place, elle supplie, elle se met a genou. Alors cela devient insupportable, on pleure on crie, on veut que ça s’arrete mais ça ne s’arrete pas, alors on tape, on tape le plus fort possible sur la première chose qu’on a devant soi. Quand on a de la chance on se fait mal et cette nouvelle douleur nous reveille.

On nous dit qu’il faut de la patience, que la douleur va diminuer et un jour on s’aperçoit que c’est vrai, la douleur diminue, elle reste encore là, tapie dans un coin mais elle diminue, son emprise se fait moins forte, on l’apprivoise.

Mais le manque est là encore. Il vous accompagne, il s’incruste durablement pour vous rappeler tout le plaisir que vous perdez et que vous n’aurez plus jamais.

Rémy n’est pas encore là, ses douleurs sont intenses encore, le manque le transforme. Il devient sauvage, agressif.

Il veut que je reste mais il ne le supporte pas.

Il veut m’aimer mais il me hait, il veut être doux mais il est violent.

Alors je reste auprès de lui, parce que c’est lui parce qu’il a mal….

11 Réponses to “Le manque”

  1. Cerise morte Says:

    te revoilà back in business! avec une belle mission en plus! pensée à Rémy…

  2. Cerise morte Says:

    ben oui perd ta vie à la gagner

  3. @Cerise: pas envie de bosser, mes pensée ne vont que vers Rémy, seul aujourd’hui. j’espère qu’il ne fera pas de connerie…

  4. Cerise morte Says:

    arf, il passe sa journée au centre ou en ville?

  5. Cerise morte Says:

    ca peut lui éviter de faire pas mal de conneries justement

  6. Cerise morte Says:

    je m’en doute on est jamais aussi imaginatif que sous la douleur!

  7. J’imagine aisément que cette phase de transformation doit être ignoble…
    Mais le meilleur que tu annonces après, comme je l’attend.
    J’attends ce moment pour lui, avec une impatience d’adolescent, pour qu’il reprenne pied et que cette douleur le mène vers cet apaisement, même avec ce manque en toile de fond…
    J’attends ce moment pour toi, parce que tu mérites d’être forte, de devenir forte.
    Et sans la dope. Je fantasme peut-être, mais je te vois tellement flamboyer et conserver cette verve qui est tienne sans la came…

  8. @Black: j’ai l’impression que tu me surestimes…merci

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